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En 1971, année de création de l'appellation Saint-Véran,
des parcelles de chardonnay, sur lesquelles étaient produits des beaujolais
blancs, ont été « réquisitionnées »
pour entrer dans la nouvelle appellation. Conséquence : une chute des
volumes mis en marché et un rééquilibrage entre les deux
secteurs beaujolais producteurs, celui du nord et celui des Pierres Dorées.
Quoique restant confidentielle, la production de beaujolais blanc progresse,
depuis cette date. En 1976, l'INAO (Institut National des Appellations d'Origine)
recensait 93 ha de beaujolais blanc. En 1988, cette superficie était
de 140 ha. En 2001, elle est de 175 ha. Pour les vignerons, le beaujolais
blanc est bien souvent un complément de leurs appellations en rouge,
permettant d'élargir la gamme des vins proposés à leurs
clients en vente directe. Les superficies qui lui sont consacrées sont
toujours marginales, sur des terrains qui ne conviendraient pas au gamay.
Anecdote
Peu de personnes le savent : il y a deux villages nommés Saint-Vérand,
pour une même région : tout au nord du Beaujolais, le village
de Saint-Vérand produit le célèbre vin du mâconnais
; tout au sud, l'autre Saint-Vérand, dans les pierres dorées,
est producteur de beaujolais.
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