S’installer en Beaujolais a été comme une évidence pour Agathe Margotton. Née dans une famille de viticulteurs, elle s’est naturellement tournée vers des études dans le vin. Fraîchement installée, Agathe est coopératrice à la cave des Vignerons des Pierres Dorées. Elle nous raconte son parcours.
S’installer en Beaujolais par amour de la viticulture, de génération en génération

Agathe Margotton
Agathe Margotton est originaire des Pierres Dorées, dans le sud du Beaujolais. Elle a en poche une Licence Sciences de la vigne et un Diplôme National d’œnologue (DNO). La jeune femme cultive aujourd’hui 3 hectares et demi de vignes à Saint-Vérand dans le sud du Beaujolais et est coopératrice à la cave Vignerons des Pierres Dorées.
La viticulture a-t-elle été une vocation pour toi ?
« Je suis originaire du Beaujolais. Mon grand-père, mes oncles et mon père travaillaient déjà la vigne. Pour moi, il y a une question de transmission et d’héritage. C’est en faisant mes études que j’ai réalisé que j’aspirais moi aussi à m’installer en viticulture. »
Comment s’est passée ton installation ?
« Mon installation s’est faite progressivement. J’ai d’abord pris le statut de cotisant solidaire, permettant de travailler 9000 m2 à coté d’une parcelle de mon père, en parallèle de mes études. Ca a été très simple à mettre en place. Puis j’ai décidé de m’installer pour de bon et j’ai suivi le parcours administratif avec la Chambre d’agriculture du Rhône. Il permet d’être bien conscient de ce que c’est que de devenir cheffe d’exploitation. Il est aussi obligatoire pour obtenir l’aide aux Jeunes Agriculteurs (DJA)* que j’ai demandée. En parallèle, j’ai réalisé mon étude économique avec le CER France, ce qui permet de se projeter et de se rassurer. Le début de mon installation s’est globalement bien passée, même si certains épisodes climatiques m’ont stressée. »
*aide à l’installation que peuvent demander les moins de 40 ans qui ont un diplôme agricole
L’installation en Beaujolais est-elle facile ?
« Le Beaujolais est une région viticole avec de nombreuses opportunités pour reprendre des vignes. Les cépages qui y sont plantés sont intéressants aussi, car ils peuvent produire aussi bien des vins primeurs que des vins de garde. »
« J’aime l’idée de produire quelque chose qui va rassembler les gens, en lien avec la gastronomie. »
Qu’est-ce que tu aimes le plus dans le métier de vigneronne ?
« Ce que j’aime le plus dans mon métier, c’est d’être dehors, au contact du vivant, de voir évoluer la vigne tout au long de l’année. C’est très stimulant. J’aime aussi l’idée de produire quelque chose qui va rassembler les gens, en lien avec la gastronomie. »
Pourquoi avoir fait le choix d’être coopératrice ?
« La Cave Coopérative Vignerons des Pierres Dorées est très active. Je participe à beaucoup d’animations : les portes ouvertes, les apéritifs de la Tour d’Oingt l’été, des permanences au caveau de dégustation et je peux être actrice dans tout le process. »
Cet article s’inscrit dans une série d’interviews de vigneronnes et vignerons nouvellement installés en Beaujolais. Découvrez les témoignages de la reconversion de Bruno-Marie Mauviel et de l’installation du californien Jonathan Pey en Beaujolais.